
Samedi 20 mars 2010, le père Dominique Barnérias nous fait découvrir le chapitre GAUDIUM ET SPES, sur "l'Eglise dans le monde de ce temps". Voici un relevé des points forts proposés durant la rencontre précédée d'un café et d'une prière.
1° L'Eglise et la vocation humaine :
- L'Eglise considère l'homme dans son unité et sa totalité, corps et âme, cœur et conscience, pensée et volonté.
- Le Christ, dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation.
- Christ, Homme parfait, a en lui toutes les qualités de l'humanité. Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme.
- En souffrant pour nous, il a ouvert une route nouvelle : si nous la suivons, la vie et la mort deviennent saintes et acquièrent un sens nouveau.
- Devenu conforme à l’image du Fils, le chrétien reçoit «les prémices de l’Esprit» qui le rendent capable d'accomplir la loi nouvelle de l'amour. Par cet Esprit, c'est tout l'homme qui est intérieurement renouvelé, dans l'attente de "la rédemption des corps" : "Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts demeure en vous, celui qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous".
Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, la possibilité d'être associé au mystère pascal.

2° le Verbe Incarné et la solidarité humaine :
- Dès le début de l'histoire du salut, Dieu a choisi des hommes non seulement à titre individuel, mais en tant que membres d'une communauté. Ce caractère communautaire se parfait dans l'œuvre de Jésus-Christ, car le Verbe Incarné en personne a voulu entrer dans le jeu de cette solidarité.
- C'est en évoquant les réalités les plus ordinaires de la vie sociale qu'Il a révélé aux hommes l'amour du Père et la magnificence de leur vocation. Il a sanctifié les liens humains, notamment ceux de la famille et Il s'est soumis aux lois de sa patrie.
- Il a clairement affirmé que des fils de Dieu ont l'obligation de se comporter entre eux comme des frères. Lui-même s'est offert pour tous jusqu'à la mort, lui, le rédempteur de tous.
- Par le don de son Esprit Il a institué, entre tous ceux qui l'accueillent par la foi et la charité, une nouvelle communion fraternelle : elle se réalise en son propre Corps, qui est l'Eglise. En ce corps, tous doivent s'entraider mutuellement, selon la diversité des dons reçus.

3° L'activité humaine et son achèvement dans le mystère pascal :
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Le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, s'est Lui-même fait chair. Homme parfait, Il est entré dans l'histoire du monde, l'assumant et la récapitulant en Lui. A ceux qui croient à la divine charité, Il apporte ainsi la certitude que la voie de l'amour est ouverte à tous les hommes et que l'effort qui tend à instaurer une fraternité universelle n'est pas vain.
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Constitué Seigneur par sa résurrection, le Christ agit désormais dans le cœur des hommes par la puissance de Son Esprit ; il anime, purifie et fortifie ces aspirations généreuses qui poussent la famille humaine à améliorer ses conditions de vie. Assurément les dons de l'Esprit sont divers, mais de tous Il fait des hommes libres pour que, renonçant à leur amour-propre, ils s'élancent vers l'avenir, ce temps où l'humanité elle-même deviendra une offrande agréable à Dieu.
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Le Seigneur a laissé aux siens un aliment pour la route : le sacrement de la foi, dans lequel les éléments de la nature, cultivés par l'homme, sont changés en Son Corps et en Son Sang glorieux. C'est le repas de la communion fraternelle, une anticipation du banquet céleste.
Après des échanges fructueux, nous nous sommes quittés en souhaitant que ces textes si fondateurs soient diffusés plus largement.






